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Le collège Maurice Ravel nous parle du harcèlement – Episode 3

Harcèlement à l'école
Harcèlement à l'école

MOBILISONS-NOUS CONTRE LE HARCÈLEMENT 2015 – Catégorie affiche – Lauréat collège 4e-3e : Collège Albert Camus – Académie de Toulouse

Dans un contexte scolaire identique, nous changions de personnage référent et passions dans la peau d’un adulte incarné par Patrick Bruel. Cet homme affligé fait les cents pas dans la chambre semble-t-il d’une jeune adolescente ; à la suite, une succession d’images rétrospectives nous informe qu’il s’agit de sa fille. Ce concours de circonstances nous amène à croire, sans qu’aucun dialogue ne soit prononcé, que la jeune fille, Laura, n’est plus et qu ‘une décision désespérée est la cause de sa disparition. Le père s’agite alors, s’insurge et prospecte frénétiquement la chambre à la recherche d’indices qu’il finit par trouver. Le puzzle s’anime sous nos yeux et nous fait prendre conscience de l’injustice de cette mort prématurée : les insultes sur les réseaux sociaux, les images mensongères et les rumeurs ont fini par détruire Laura qui s’est murée dans le silence et a attenté à ses jours sans raisons apparentes pour son entourage. Un message en guise de conclusion nous indique que « chaque jour, le cyberharcèlement dévore nos enfants. » et que les réseaux sociaux peuvent pousser aux pires extrémités .

Le dernier court-métrage qui lui succède change de point de vue et de circonstances; on quitte le domaine scolaire pour suivre un adulte incarné par Charles Berling, notre hôte, métamorphosé pour le rôle. Son personnage s’appelle Vincent. Seuls les messages laissés sur son répondeur téléphonique occupent la bande sonore et nous renseignent sur son identité. La caméra multiplie les très gros plans de manière syncopée et entretient une subjectivité qui nous met mal à l’aise: les marques de fatigue sur un visage vieillissant et mal entretenu, la cigarette que l’on fume tout en conduisant, le regard fuyant et inquiet du personnage nous informe d’un mal être profond et oppressant. C’est un fuyard que nous incarnons et qui refuse de donner le moindre signe de vie (le jour de son anniversaire) à ses proches et sa famille.
Encore une fois, nous avons affaire à un personnage qui ne parle pas, ne se confie pas comme si un drame intérieur se produisait et que toute forme de communication était interdite. L’ultime communication laissée sur la messagerie par une certaine Mathilde finit par confirmer ce que nous redoutions tous sur le passé meurtri de Vincent, victime lui aussi de harcèlement scolaire. « Ce n’est pas parce que tu étais gosse que c’était rien » confie la voix féminine, nous rappelant que le jeu cruel auquel se livre des enfants n’est pas limité dans le temps pour celui qui les subit…

Les lumières des projecteurs et de la salle nous sortirent de la torpeur malsaine dans laquelle nous avait plongé la succession de ces courtes séquences de vie. Difficile de parler après ça car nous jouions chacun à notre façon un rôle coupable dans cette mascarade scolaire : soit que nous soyons victime ou bourreau ou témoin complaisant…

A suivre mercredi prochain…

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MOBILISONS-NOUS CONTRE LE HARCÈLEMENT 2015 – Catégorie vidéo
Lauréat collège 4e/3e exæquo
Collège Marcel André – Académie d’Aix-Marseille
Collège La Guicharde – Académie de Nice

 


Prix Mobilisons-nous contre le harcèlement… par EducationFrance

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