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Comment chauffe-t-on dans les collèges ?

Les granules de bois qui chauffent le collège Paul Emile Victor   • Vidauban

Le Conseil général du Var, qui est en charge de la construction, de la rénovation et de l’entretien des collèges, a supprimé le chauffage au fioul dans les collèges varois dans le but de préserver l’environnement, de limiter l’émission de gaz à effet de serre, de réduire le coût de l’énergie et enfin pour assurer un meilleur confort aux collégiens, professeurs et personnels des collèges.

Le Conseil général du Var modernise les installations de chauffage et équipe les collèges de chaudières à bois couplées à des chaudières à gaz naturel ou au GPL lorsque le raccordement au gaz naturel n’est pas possible. Les plaquettes de bois utilisées proviennent de la forêt varoise, ce qui limite les transports : ainsi plus de 10 000 euros sont économisés par an et par collège.

Dans certains collèges, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur les toits pour permettre de produire de l’électricité grâce à l’énergie solaire (appelée aussi électricité verte) : les toits des collèges deviennent productifs !
En effet, 1450 m2 de panneaux solaires photovoltaïques ont été installés cet été sur le toit du collège Paul Cézanne à Brignoles.
Ce collège a fait l’objet d’un accord avec GDF Suez pour la production d’électricité. C’est également le cas du collège Léonard de Vinci à Montauroux et du collège Marie Mauron à Fayence.

Panneaux photovoltaïques au collège Paul Cézanne

Les équipements sont totalement financés par GDF Suez, qui assure également la construction et l’exploitation, et n’engendrent pas de frais du Département pour l’implantation de ces centrales photovoltaïques en toiture.

L’électricité produite, estimée entre 220 à 310 Mégawatts-heure, revendue à ERDF et réinjectée dans le réseau, pourra être utilisée lors des pointes de consommation. (Un collège moyen consomme environ 200 Mégawatts-heure par an pour ses besoins en informatique, machines et éclairage).

Cette démarche est tout à fait intégrée dans l’Agenda 21 des établissements et permet de sensibiliser les jeunes aux impératifs énergétiques.

Elle tient compte des objectifs fixés par le Grenelle de l’Environnement qui souhaite atteindre 23 % d’énergies renouvelables d’ici 2020.