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Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation : le 30 avril

 

Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation

Le 30 avril 2017 aura lieu la journée célébrant la mémoire des victimes de la déportation dans les camps de concentration et d’extermination nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet événement rend hommage à tous les déportés sans distinction et à leur sacrifice, ce, afin de rappeler à tous ce drame historique majeur, de retenir les leçons qui s’en dégagent, pour que de tels faits ne se reproduisent jamais.

Dernier dimanche du mois d’avril

Cette date a été choisie, en 1954, en raison de sa proximité avec la date anniversaire de la libération de la plupart des camps, et parce qu’elle ne se confondait avec aucune autre célébration nationale ou religieuse.
Cette journée est l’occasion de sensibiliser les élèves à l’histoire des victimes de la répression, de l’internement, de la déportation et au système concentrationnaire durant la Seconde Guerre mondiale.

Informer et sensibiliser les élèves

Cette action permet de sensibiliser le public et plus spécifiquement le milieu scolaire, au monde de l’internement et de la déportation. De nombreuses actions éducatives sont entreprises  dans la perspective d’informer et d’inciter les élèves à se poser des questions, à recueillir des informations et des témoignages auprès des fondations et des différentes associations de mémoire.

Le rôle de l’École

L’École joue un rôle essentiel dans l’enseignement de l’Histoire et la transmission de la mémoire auprès des enfants et des jeunes à l’école et au collège. Les journées commémoratives, les visites des sites mémoriels et toutes les actions éducatives des enseignants sont des moyens privilégiés pour mener ce travail pédagogique visant notamment à faire acquérir aux élèves les repères de l’Histoire à laquelle ils appartiennent et les valeurs de la République qui fondent leur École.

En savoir plus

Travail de mémoire au collège Berty Albrecht de Sainte-Maxime

guerre mondiale

 

Au collège Berty Albrecht de Sainte-Maxime, le travail de mémoire tient une place prépondérante depuis 1983.
En effet, Mr Prato, professeur d’Histoire-Géographie a initié ce travail de mémoire et en a fait une spécificité du collège, projet repris depuis 2008 par Mr Chaabani.
Tout au long de l’année scolaire, les élèves de 3ème mènent de nombreuses actions mémorielles qui font référence à l’histoire passée mais également à des événements plus récents.

Parmi ces actions, des commémorations 
En novembre 2014
– l’Armistice de la 1ère guerre mondiale : les collégiens ont participé à la cérémonie commémorative du 11 novembre organisée par la commune de Sainte-Maxime. Les élèves de 3ème écrivent des textes, avec l’aide de leur professeur d’Histoire-Géographie, qui seront lus durant la cérémonie.
– Une cérémonie commémorative a également été organisée à l’initiative de la principale, Sylvie Carle, dans l’enceinte du collège Berty Albrecht, pendant laquelle les élèves ont lus des extraits des lettres des Poilus durant la Grande Guerre. La lecture des textes par les collégiens a laissé la place à une minute de silence très émouvante.
En avril 2014-2015
– les élèves ont reçu le témoignage d’un rescapé des camps en mémoire de la déportation : Mme Renata Lasker-Harpprecht, soeur de la violoncelliste d’Auschwitz Anita Lasker, a répondu aux questions des élèves sur sa déportation au camp d’Auschwitz-Birkenau.
Rappelons que jusqu’en 2013, Mr Serge Schneider, déporté au camp de concentration d’Oranienburg-Sachsenhausen, venait au collège en personne. Disparu en novembre 2013, les élèves lui ont rendu hommage avec un dépôt de gerbes à l’occasion d’un voyage à Berlin en mai dernier, pendant la visite du camp de Sachsenhausen.

déporté

En mai
– Les élèves ont assisté à la cérémonie organisée par la mairie de Sainte-Maxime, devant la stèle du Débarquement : les élèves ont écrit pour l’occasion des textes sur le thème de la seconde guerre mondiale et l’avenir européen.
En juin 
– le 6 juin 2014, inauguration de l’amphithéâtre Serge Schneider du collège Berty Albrecht.

stèle

Des voyages et des sorties mémoriels…

Le collège Berty Albrecht a organisé plusieurs voyages pour illustrer le devoir de mémoire grâce à des associations patriotiques locales telles que le Souvenir Français, le comité du Bessillon,…
– 2 voyages à Berlin (mai 2011, mai 2015) pour développer les thèmes de la dictature nazie, la déportation, le mur de Berlin
– 1 voyage en Pologne (mai 2013) afin de visiter les camps d’Auschwitz-Birkenau, le ghetto juif et l’usine Schindler
– 1 sortie au massif du Bessillon avec les Résistants (juin 2008), théâtre du maquis pendant la guerre
– témoignage d’anciens résistants au comité du Bessillon
– participation au concours national de la résistance et de la déportation (mars 2015) pour les 70 ans de la libération des camps nazis

Et même une performance artistique ..
En mémoire des attentats perpétrés contre Charlie Hebdo le 7 janvier 2015, les élèves et le personnel du collège ont réalisé une performance artistique, le 16 janvier, sous la direction de leur professeur d’Arts Plastiques, Mme Delongeas.
Tous se sont réunis pour s’asseoir dans la cour basse et brandir un message lié aux valeurs de la République que chacun avait écrit sur une feuille : liberté, égalité, fraternité, laïcité.
Une série de photos a immortalisé ce moment.

charlie
D’autres actions commémoratives sont au programme de l’année 2015-2016 que vous pourrez retrouver sur le site du collège Berty Albrecht : www.college-albrecht.fr

 

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Le collège des 16 fontaines visite le Site-Mémorial du Camp des Milles

Collège des 16 fontaines au camp des Milles

Le 16 mars dernier, à l’occasion de la semaine d’éducation contre le racisme et l’antisémitisme et du 70ème anniversaire de la fin de la seconde Guerre Mondiale, les élèves de 3e3 du collège des 16 Fontaines, Saint-Zacharie, se sont rendus au Site-Mémorial du Camp des Milles, à Aix-en Provence.
C’est le seul grand camp français d’internement et de déportation encore intact et accessible au public, il abrite un important musée historique, tourné vers l’éducation et la culture.

Collège des 16 fontaines au camp des Milles

Cette sortie était organisée dans le prolongement d’un travail en histoire des arts, en français où les élèves étudient « Si c’est un homme » de Primo Lévi et d’autre part en musique où ils étudient « Thrène à la mémoire des victimes d’Hiroshima ».

La matinée fut consacrée à la visite du lieu, où un guide a exposé aux élèves le contexte historique, les conditions de vie des prisonniers dans le camp et incité à une réflexion sur les étapes conduisant du racisme au génocide.

Collège des 16 fontaines au camp des Milles

L’après-midi fut consacré à un atelier autour d’expériences psychosociales, comme celle de Milgram sur la soumission à l’autorité, celle de Stanford par Philip Zimbardo sur les effets de la situation carcérale, ou encore celle de Asch sur le conformisme.
L’objectif de cet atelier était d’aider les élèves à exercer leur esprit critique, en les incitant à être vigilants sur ce qui peut conduire à la déresponsabilisation et la passivité, face à des actes terribles.

Collège des 16 fontaines au camp des Milles

Voici quelles ont été les impressions des élèves et des professeurs :

Ce qui me semble important au Site-Mémorial du camp des Milles, c’est qu’il éclaire le présent à la lumière du passé : l’objectif est vraiment de permettre aux visiteurs de comprendre des mécanismes qui ont pu se produire et pourraient de nouveau arriver, si nous ne sommes pas vigilants. Nous avons besoin de connaître notre histoire pour comprendre le monde dans lequel nous vivons et nous sentir responsables de la société que nous construisons tous ensemble.
Mathilde Bernos (enseignante-documentaliste)

C’est intéressant, car en lien avec le programme d’histoire-géo, l’histoire des arts et le français. On se rend compte qu’en temps de crise, la seule chose à laquelle se rattachent les gens, c’est l’art. C’est ce que je retiens.
Julie Martinez (enseignante de français)

Bien sûr, c’est en lien avec les programmes. Et c’est de l’histoire proche, dans le temps et dans l’espace. C’est à quelques kilomètres de chez soi, ça fait réfléchir. Ce qui m’intéresse le plus, ce sont les réactions humaines : comment dans un contexte particulier on peut devenir bourreau ou résistant, d’où l’atelier que nous avons choisi, sur les expériences psychosociales.
Audrey Maurel  (enseignante d’histoire)

Collège des 16 fontaines au camp des Milles

 C’est bien expliqué, le guide rendait la chose vivante et accessible à tous. C’est une période qui m’intéresse. On prend toute la mesure des choses quand on voit des lieux comme ça. 70 ans après, on peut imaginer le quotidien qu’ils ont eu. Je pense que c’est important de se souvenir. Il faudrait que chacun puisse venir le visiter.
Antoine

J’ai trouvé ça bien, mais on s’est beaucoup penché sur l’aspect historique, pas assez sur l’aspect humain, sur ce que les gens ressentaient. Je pensais qu’il y aurait des propos plus crus, sur leurs conditions de vie. Là, je n’ai rien appris que je ne savais déjà.
Quentin

On décroche parfois, car il y a beaucoup d’informations. Mais cela m’a fait quelque chose de rentrer dans un camp comme ça, de savoir que des personnes y sont mortes.
Stéphane

C’était instructif. Ça nous met dans les conditions réelles et on se sent concerné.
Charlotte

www.campdesmilles.org

Site-Mémorial du Camp des Milles

Site-Mémorial du Camp des Milles

Crédit photo : Site-Mémorial du Camp des Milles